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Vel’D’hiv’

Vel’D’hiv’

Paris, 16 et 17 juillet 1942.

Il devait faire doux comme aujourd’hui.
La veille, le 14, dans certains quartiers, on a même dansé au bal pour faire comme si.
On survivait, tant bien que mal, l’espoir chevillé au corps, et ignorant tout du monstrueux, de l’inimaginable, de l’indicible qui s’annonçait.
La veille, le 14, dans certains quartiers, on a même dansé au bal pour faire comme si.
On survivait, tant bien que mal, l’espoir chevillé au corps, et ignorant tout du monstrueux, de l’inimaginable, de l’indicible qui s’annonçait.
Et puis soudain, l’effroi.
Du bruit, des coups, des cris, la peur, les hurlement et les larmes.
4115 enfants,
2916 femmes,
1129 hommes,
13152 juifs sont arrêtés à Paris,
puis parqués au Vel’Dhiv’ dans des conditions inhumaines,
en attendant leur voyage sans retour pour les camps de la mort.
Il aura fallu la complicité volontaire des forces de l’ordre françaises, obéissantes et zélées, surpassant les ordres nazis, et les dénonciations spontanées de plus de 8000 personnes pour en arriver là.
Mais merci du fond du cœur et de l’âme à tous les justes qui ont tenté de leur venir en aide, et ont pu, par leur courage, et au péril de leur propre vie, en sauver quelques uns …
Je n’ose même pas imaginer ce qu’il en adviendrait aujourd’hui .